Pseudoarchéologie et politique chez Jacques de Mahieu
DOI :
https://doi.org/10.34096/esnoa.n26.13897Mots-clés :
Jacques de Mahieu; archéologie préhispanique; conquête viking; essai; americanisme.Résumé
L’intellectuel français Jacques de Mahieu (lié à l’extrême droite collaborationniste en France, et proche du péronisme lors de son immigration dans le pays, après la libération de la France du nazisme) introduit une inflexion particulièrement réactionnaire dans le débat interdiscursif autour du rôle de l’archéologie dans la définition de l’identité continentale, en déployant l’hypothèse d’une conquête préhispanique du continent, par les Vikings et les Templiers, qui auraient même atteint le nord-ouest de l’Argentine, étant ceux qui sont responsables de toutes les réalisations civilisationnelles autochtones. Cet article se concentre sur l’essai El imperiovikingo de Tiahuanacu (L’empire viking de Tiahuanacu, 1985 [1982]), considérant quelques points de contact entre les thèses de Mahieu et les spéculations ésotériques antérieures sur l’indianisme romantique américain et ses dérives liées au nazisme. En même temps, cet ouvrage fait dialoguer les idées qui y sont implicites sur les dynamiques sociales, culturelles et politiques, avec les réflexions du même auteur sur la biopolitique et la “communauté organisée”, développées au cours des décennies précédentes.
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